Une histoire de résistance
Pour y répondre, quel est notre objectif ? Qu’entends je par «efficacité» ? Si l’on souhaite tonifier nos muscles en profondeur mais sans en augmenter le volume, mieux vaut privilégier le Pilates «classique». «On y réalise des contractions musculaires en s’aidant du poids du corps et non à l’aide de la résistance d’une machine, cela rend le travail moins intense.
Le tapis permet de travailler nos muscles profonds en contrôlant le mouvement avec peu de répétitions. De plus, la discipline semble aussi plus indiquée aux débutants. «Le tapis favorise la conscience corporelle, la proprioception, la mobilité et la souplesse».
Le Reformer pour rappel, les mouvements sont effectués sur une plateforme mobile, reliée à un système de ressorts et de résistances, que l’on peut augmenter au besoin. «Cette discipline créée des zones de résistances plus marquées, avec un impact et une intensité plus importants parce qu’on doit résister contre la machine. Les muscles sont donc plus sollicités et de façon plus forte». L’activité offre aussi une plus grande variété d’exercices à pratiquer que sur tapis, on travaille donc plus de groupes musculaires.
Anti mal de dos
Qu’il se pratique sur tapis ou sur la machine, le Pilates est très bénéfique pour le dos. «La discipline peut aider les personnes souffrant de lombalgies, de dorsalgies ou de toutes douleurs au dos. Le Pilates renforce les muscles autour de la colonne vertébrale et plus ils le sont, moins on risque de se bloquer le dos ou de souffrir d’inflammations des disques.
Ses effets sur la détente et le bien-être général du corps, notamment grâce au travail de respiration, sont importants. Les deux techniques étant intéressantes, le mieux est encore de les tester. «Soyez à l’écoute de vos sensations et vous trouverez la méthode qui est la plus adaptée à vous.»
